Dimanche 20 août 2006
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A comme Adresses
Regardez attentivement cette photo. Ne remarquez vous pas quelque chose d´étrange ? Pour avoir 2 lignes électriques au Cambodge il vous faut nécessairement 2 adresses et donc 2 numéros.
C comme Collection privée ou comment trouver un trésor d´antiquité de la région a 2 pas de son lieu de travail.
Lors d´une pause un après midi, notre curiosité nous a entraîné devant une maison magnifique en bois ancien, avec un barray de type angkorien, d’immenses palmiers et ficus. La maîtresse de maison et ses 2 enfants nous ont gentiment accueillis et nous avons découvert avec émerveillement les trésors de cette maison : une grande pièce au rez de chaussée dans laquelle etaient exposés,dans des meubles anciens, des céramiques anciennes, des vases, des sculptures, des parures, des bouddhas... Puis une bibliothèque privée dans un charmant bungalow et un espace de vie et de musée au 1er étage où des têtes de bouddhas et des bustes La bonne nouvelle est que cette collection privée devrait être bientôt ouverte au public.
T comme Tiroirs de rangement ou une petite anecdote faisant partie de la vie quotidienne.
Devant le flot d informations et de documents laissés par la consultante que je remplace, j ai commencé à ranger les divers papiers dans des pochettes en carton .. mais au moment de les mettre dans les tiroirs du bureau j’ai pu constater que la longueur des tiroirs était plus petite que la longueur des pochettes en cartons....il ne reste plus qu’à trouver un autre endroit de rangement
Dimanche 20 août 2006
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La voici la voila : cette mobylette va nous accompagner tous les jours pendant 6 mois a Phnom Penh. En attendant que Vincent la conduise,
voici ma 1ère expérience de conduite de mobylette : route défoncée, flaques d eau et de boue de latérite, Maud en passagère derrière moi, ce qui donne une grande instabilité au démarrage et une belle gamelle dans la boue.
Les cambodgiens debout sur le camion en face et ceux au bout de la rue ont apprécie le spectacle ! Les conditions n’étaient pas optimales mais espérons que les prochaines expériences seront plus concluantes...
Lundi 28 août 2006
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Après deux demi journées de visite intensive ce week end, j’ai fini par me décider pour notre futur appartement que je pourrai emménager à partir du week end prochain en attendant l’arrivée de Vincent.
Ces 2 demi journées ont été l’occasion pour moi de rencontrer le coursier du Centre Culturel Français au look plutôt indien que cambodgien et un agent immobilier fort sympathique et très honnête. Ce sont les 2 personnes qui m’ont aidé à trouver un appartement.
J’ai visité environ une douzaine d’appartments et il n’y a finalement pas eu trop d’hésitation sur le choix final. En bref, vous trouverez sur Phnom Penh 4 styles d’appartement : le compartiment chinois hyper kitsch et clinquant, la petite maisonnette en bois sur pilotis très jolie de l’extérieur mais en lino et en plastique à l’intérieur, la maison traditionnelle en bois sur une structure en béton (malheureseument très rare et très sombre en général) et le compartiment chinois qui date des années 50-60. C’est pour ce dernier style que j’ai opté : bon compromis entre le style tradionnel en bois et le compartiment chinois moderne trop kitsch à mon goût.
Notre appartement, situé au 1er étage, a 2 chambres dont une avec une fenêtre externe (chose très rare ici, les chambre sont en général fermées avec une seule fenêtre donne sur la salon), 2 salles de bain accolées aux chambres, 1 cuisine plutôt grande, un salon et une petite terrasse avec des plantes vertes très sympa. L’emplacement, la luminosité, la terrasse et le mobilier l’ont emporté sur les autres appartements. On peut garer la mobylette dans la courette fermée des propriétaires qui habitent au rez de chaussée du compartiment. L’appartement se trouve dans une petite impasse, donnant sur la rue n°19, juxtaposée au musée national, derrière le palais royal et proche du monument de l’indépendance, endroit très central pour aller faire ses courses au marché, faire les magasins et diner dans des restaurants sympathiques. On s’embourgeoise très vite ici contrairement à ce que l’on pourrait croire !
Pour les futurs visiteurs, j’espère que vous apprécierez cet endroit.
Vendredi 13 octobre 2006
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Mon vélo s’appelle Alfred. Il est grand et noir. De son passé aucune trace. Rien. Un vide qui ne sera jamais comblé, il faudra s’habituer. Nos chemins se sont croisés un peu par hasard, une négociation rapide avec un intermédiaire pressé et, voilà, nos sorts sont liés. Il nous reste maintenant à écrire une nouvelle histoire qui, elle aussi, un jour, sera oubliée. Mais bon, mieux vaut ne pas y penser. Faire connaissance comme si de rien n’était. Profiter calmement des découvertes faites au gré des chemins. Ne pas chercher à savoir quelle aventure l’a à jamais privé d’une rotation parfaite : trouble génétique, mauvais traitement, accident mal soigné, … Combien d’hypothèses comme celles là resteront sans réponse ? Non, je vous le dis, il ne faut mieux pas y penser. Il faut mieux rouler, rouler, et rouler, à perte de vue …
Et puis quand vient la nuit, laisser la dynamo nous offrir cette musique lancinante et cette lumière vacillante propices à la danse du monde.
Vendredi 13 octobre 2006
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Un petit traducteur installé sur mon ordinateur m’aide à l’occasion (assez fréquente ces derniers temps) pour trouver un mot ou l’autre qui me manque en anglais. N’étant plus sur du pluriel de minutes en anglais pour compte rendu de réunion, j’ai donc lancé la recherche. Et le résultat (toujours donné dans 4 langues) m’a amusé car il correspond à mes yeux aux clichés que l’on peut se faire des différents pays.
L’anglais minutes (même si ça n’a en fait aucun rapport je crois) fait penser à cette aptitude pragmatique et rapide que l’on prête aux américains dans les affaires. Faire bref et direct.
Pour le français « compte rendu » on retrouve ce côté un peu pompeux et formel du pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Il faut vraiment avoir une haute idée de soi même pour inventer un mot pareil quand même.
Quant à l’allemand, ça en est presque drôle tellement c’est caricatural : « protokoll ». Comme si l’insignifiance des choses dites en réunion devenait soudainement définitive, gravées dans un métal froid et lourd qui engagent les deux parties à ne plus jamais changer d’avis. En espagnol « Acta » me fait penser à la corrida, à cette bravoure dans le rythme : olé !
Mais je garde le meilleur pour la fin : l’italien. Ils appellent ça « verbale » comme si les paroles ne pouvaient à jamais ne rester que des paroles et qu’elles chercheraient toujours à s’envoler même si des esprits scrupuleux et étroits cherchaient désespérément à les fixer à jamais sur un support lisse et froid.
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