Dimanche 20 août 2006
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Jeudi soir était organisée la soirée des anciens filleuls parrainés par Enfants du Mékong.
Cette soirée a été l’occasion de discuter avec Seiha, une étudiante que j’avais rencontrée l’an dernier à l’occasion d’une mission de courte durée chez Enfants du Mékong et de rencontrer des anciens filleuls qui travaillent maintenant depuis plus longtemps que moi ! Ingénieur civil chez SCA, l’équivalent d’ADP en France, participant au plan de construction de l’aéroport de Kompong Som, manager chez un distributeurs d’équipement informatique, professeur de français revenant d’un master en France et candidat à un doctorat de français en France …
De beaux parcours pour ces personnes, aidées par Enfants du Mékong, pour venir faire leurs études à Phnom Penh et une grande satisfaction pour les « bambous » présents à cette soirée (nom dédiés au volontaires d’Enfants du Mékong s’occupant du des foyers des étudiants et des programmes de parrainages).
Par Vanessa
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Lundi 28 août 2006
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C’est avec un grand plaisir que j’ai retrouvé tous les soirs de cette semaine les enfants de Sisophon (ville située au Nord Ouest du Cambodge) que j’avais rencontrés l’an dernier lors d’une mission de courte durée pour aider Martin, bambou Enfants du Mékong depuis bientôt 10 ans, sur l’organisation et la gestion de son personnel. L’accueil chaleureux qui nous avait été fait par Martin, les enfants, le personnel m’avait vraiment marqué. Les jeux, les rires, les conversations avec les enfants et les anecdotes incroyables de Martin ont de nouveau été au rendez vous.
Le challenge fut de se rappeler et de mémoriser les prénoms des 10 enfants… Je n’y suis pas encore parvenue mais je tiens le bon bout. Rien ne vaut des diners avec les enfants pour commencer à apprendre le khmer : une multitude d’oreilles attentives et patientes qui n’hésitent pas à vous faire répéter jusqu’à l’obtention de la bonne prononciation.
Les enfants ont ainsi pu découvrir Phom Penh : visite du palais royal, loisirs au water parc, ballade nocturne sur les quais au bord du Tonlé Sap, marchés et surtout un équivalent « miniature » de la foire du trône à Paris que j’ai pu découvrir en même temps que les enfants ! Incroyable, je n’aurai jamais imaginé qu’une aire de manèges pour enfants et adultes puisse exister à Phnom Penh. Cet endroit n’est pas connu des touristes et est surtout fréquenté par les cambodgiens qui amènent leurs enfants jouer le soir ou le WE ou qui viennent se prélasser dans les bars à hamac. Avis aux amateurs …
Par Vanessa
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Vendredi 15 septembre 2006
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Ca y est ! Me voici enfin arrivé a Phnom Penh. Apres quelques mois d’attente et un long mois de séparation où Vanessa m’avait ouvert la voie, nous voici enfin tous les deux réunis.
Du voyage, peu de choses à raconter, si ce n’est ce sentiment d’attente infinie à chaque enregistrement et à chaque embarquement le tout ponctué de longues errances parmi les duty free et autres beautés des aéroports internationaux. Au passage j’ai pu noter le rapide changement survenu au Qatar en quelques années. Le vieil aéroport découvert lors de la visite que j’avais faite à mon frére en 1998 a fait place à un terminal flambant neuf faisant honneur aux consommateurs affamés que sont devenus ces anciens pêcheurs de perles. Rien qu’a l’aéroport on devine les changements effectués à l’intérieur du pays : une ouverture internationale avec sa face obscure, devenir le camp arrière d’une armée américaine fort présente dans une région devenue l’enjeu d’intérêts qui la défigure. On retrouve cependant cette chaleur suffocante la sortie de l’avion et encore un talent pour le manque d’organisation : avion non annoncé, retard, …
Ensuite un petit passage par Bangkok pour aborder l’Asie en douceur. Et puis Phnom Penh …
Vanessa était là et après une excursion de nuit en tuk tuk, j’ai eu le bonheur de découvrir au fond d’une ruelle derrière le palais royal notre appartement.
J’ai pu profiter de mes premières journées pour prendre possession des lieux et découvrir les alentours.
Je trouve cet endroit magique. La ruelle est bordée de chaque côté de maisons à deux étages de styles hétéroclites allant du compartiment chinois à la maison en bois plus traditionnelle. La plupart du temps, une terrasse agrémente le deuxième étage et les plantes, bougainvilliers, palmiers, orchidées en font leur repère. Une petite épicerie se situe au milieu et des vendeurs de toute sorte passent en vélo, mobylette ou charrette pour proposer qui du pain, qui des balais, qui le ramassage des bouteilles en plastique, … Les gens improvisent leur cuisine à l’extérieur pour faire griller un morceau de viande sur un barbecue de fortune et les enfants courent et jouent entre les maisons.
Tout ce mélange crée à la fois du dépaysement mais aussi un sentiment de bien être qui me donne l’impression d’être chez moi au bout de seulement quelques jours.
J’espere que vous serez nombreux à découvrir cette rue des rêves en nous rendant visite. Nous essaierons d’ici là de débrancher le bloc de clim du voisin qui trouble un peu pour l’instant cette vision idyllique du lieu !
Par Vincent
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Mercredi 27 septembre 2006
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Une fois n’est pas coutume : une fête des morts où le soleil est de la partie. C’est tout de suite beaucoup plus gai !
Apres trente ans de toussaint avec des temps improbables où « le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle » ; il a fallu un voyage au Cambodge pour découvrir d’autres coutumes et d’autres lumières.
Nous venons donc de profiter de quelques jours de week end prolongé pour cause de fête des morts (pchoum ben dans une transcription phonétique aléatoire). Au programme visite de Kep et de Kampot dans le sud du pays et puis surtout visite de la famille de Vanessa.
Cette fête dure environ 14 jours ce qui correspond au cycle descendant de la lune. Le dernier jour, la fête la plus importante, correspond donc au jour ou la lune est la plus « petite ». Toutes les familles (bouddhistes) se rassemblent à la pagode pour faire leurs offrandes aux moines et « prier ». Vu de l’extérieur cela peut parfois ressembler plus à une grande distribution de nourriture et de fric qu’à une atmosphère de prière mais nous ne sommes pas assez au fait des us et coutumes pour porter un jugement pertinent.
Après ce passage à la pagode, nous avons été accueilli très chaleureusement par l’oncle le plus âgé de Vanessa.
Quel bonheur de manger dehors au milieu de toute la famille, passer du temps sous le kiosque, regarder la mare … et puis surtout quelle chance que certains parlent français !
Le moment était tellement agréable et on s’est tellement senti bien qu’il nous ait même pas venu l’idée de prendre quelques photos familiales en souvenir. Cela restera dans nos mémoires.
Avoir eu, pendant quelques instants, le sentiment que le temps dure toujours.
Par Vincent
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Mercredi 27 septembre 2006
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03:37
De la ville, rien ne peut vraiment surprendre ou retenir le visiteur. Ici aucun monument, aucun musée, aucun temple ou hauts lieux historiques où de nouvelles statues remplacent celles que l’on vient de faire tomber. Ici, il s’agit juste d’une ville pour vivre, d’une ville qui a vécu (quelques façades de style coloniale le rappellent) et qui cherche à revivre (nouveau pont, constructions de goûts discutables et prix du foncier en hausse).
Des alentours de la ville, tout captive. Est-ce la réminiscence des lieux de mon enfance, mais comment résister à une rivière, une plaine et des montagnes ? Comment résister aux plaisirs des ballades à vélo sur cette terre rouge (latérite) et aux plaisirs des ballades sur la rivière où la rencontre de cette fameuse virgule nous a fait découvrir par voie « maritime » la pagode puis le terrain de la famille Ly ? Même la vue d’un serpent en train de se balader au dessus de nos têtes parmi les palmiers d’eau ne nous a pas empêché d’en profiter. Or vu notre goût pour les serpents, c’est vraiment un signe ! Pour la ballade sur la rivière nous avions dégoté un canoë dans une magnifique guesthouse du bord de l’eau qui sera sans doute notre prochain lieu de séjour à Kampot. La tentative d’utiliser une pirogue locale (accrochée dans les palmiers d’eau du terrain) s’est soldée par un demi chavirement. Ce sera mon objectif pour la prochaine fois !
Parmi les choses nouvelles, nous avons pu découvrir les rizières d’un peu plus près (le riz est déjà replanté et va grandir maintenant tranquillement) et l’oncle de Vanessa (grand chasseur) nous a ouvert les yeux sur toute la faune qui habitait et qui habite encore dans la région. Pour les amateurs de chasse, en ce moment c’est la saison des bécassines … pour les amateurs des grands fauves, il paraîtrait qu’il reste quelques tigres. Malheureusement la déforestation sauvage des années d’après guerre n’a pas laissé un habitat très propice aux animaux sauvages.
Parmi les choses qui restent à découvrir : la montagne. Nous l’avons admiré de loin mais vu le temps assez pluvieux nous avons décidé de reporter l’excursion dans le Bokor (sommet de la région autour de 1000 mètres) à la prochaine visite de la région.
Enfin, pour tout dire et tout espérer, je reprendrais juste quatre mots de cet amoureux des planches courbes : « Que ce monde demeure ».
Par Vincent
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