Mercredi 7 février 2007 3 07 /02 /2007 09:00

Nous sommes nés de la plaine, d'un monde qui s'étire à la moindre lueur

Quelques montagnes au loin structurent le décor, lui offrent ses limites 

Et l'eau, partout, en mille méandres, aux mille refuges et aux mille reflets

Le temps immense de ses bras adoucit nos détours 

Ecoutons le silence : silence du jour, silence des nuits, et pourtant quelle présence ! 

A la mesure d'un orchestre dans son suspens, en plein équilibre, 

Oui, une sorte d'aisance à se taire pour mieux laisser, enfin, sourdre la parole 

Surprise du matin, le brouillard impose sa distance, une sorte d'hésitation à la frontière du réel 

Mais déjà les après midi d'été nous irradient de leur clarté retrouvée, droit dans le cœur

Le regard s'arrête fasciné par la lumière. Généreuse, elle l'invite à danser 

Et devant nous, à perte de vue, les paysages s'étalent dans leur écrin sauvage, à satiété

Des couleurs les rehaussent, des chemins les parsèment, une fulgurance les habite

Et parfois quant vient le soir, une pierre les entraîne, fragiles, dans sa tombée 

Et l'homme les sillonne, dans tous les sens, par tous les temps

Que de rencontres dues à des trajectoires improbables ! 

Que de souvenirs délicieux aux origines insondables ! 

Ici, le bonheur se dessine par petites touches, en harmonie

Depuis toujours, la route déplait, on lui préfère le sentier

Vieille sagesse emplie d'humilité où on aime à se perdre pour mieux se retrouver

Par Vincent - Publié dans : apsara
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