Nous sommes nés de la plaine, d'un monde qui s'étire à la moindre lueur
Quelques montagnes au loin structurent le décor, lui offrent ses limites
Et l'eau, partout, en mille méandres, aux mille refuges et aux mille reflets
Le temps immense de ses bras adoucit nos détours
Ecoutons le silence : silence du jour, silence des nuits, et pourtant quelle présence !
A la mesure d'un orchestre dans son suspens, en plein équilibre,
Oui, une sorte d'aisance à se taire pour mieux laisser, enfin, sourdre la parole
Surprise du matin, le brouillard impose sa distance, une sorte d'hésitation à la frontière du réel
Mais déjà les après midi d'été nous irradient de leur clarté retrouvée, droit dans le cœur
Le regard s'arrête fasciné par la lumière. Généreuse, elle l'invite à danser
Et devant nous, à perte de vue, les paysages s'étalent dans leur écrin sauvage, à satiété
Des couleurs les rehaussent, des chemins les parsèment, une fulgurance les habite
Et parfois quant vient le soir, une pierre les entraîne, fragiles, dans sa tombée
Et l'homme les sillonne, dans tous les sens, par tous les temps
Que de rencontres dues à des trajectoires improbables !
Que de souvenirs délicieux aux origines insondables !
Ici, le bonheur se dessine par petites touches, en harmonie
Depuis toujours, la route déplait, on lui préfère le sentier
Vieille sagesse emplie d'humilité où on aime à se perdre pour mieux se retrouver
Une telle prose laisse sans voix. Je suis un technicien moi monsieur, je viens de la montagne et malgré cette fameuse éducation judéo-chrétienne si chère aux frères Boyet (et oui, j’ai suivi les liens familliaux électroniques…), les mots ne glissent pas aussi facilement sur ce clavier sans fil ni âme.
Navré de ne pas avoir plus réagi à vos superbes textes, ils ont beau pousser à la rêverie, le monde dans lequel mon clavier sans fil file ne me laisse pas le temps de vous donner des nouvelles.
Tout file vous dis-je, Evan court, vole, les mots sortent de sa bouche aussi rapidement que les virus et même si l’hiver n’est pas aussi rude qu’il aurait du, il a un sacré débit le petit loup.
Mais où sont les photos que diable ! Serait-ce un moyen de pousser le passant à la lecture ? Et bien c’est gagné, je viens de m’apercevoir que je n’ai pas pris tant de retard que ça dans la lecture de vos aventures.
La petite famille vous embrasse très fort, portez vous bien !
chum reap lhear !