Mardi 21 novembre 2006
2
21
/11
/2006
02:38
Porter ou non des chaussures est rarement une question que l’on se pose et encore moins dont on discute. Et pourtant ...
Ma première rencontre avec ce sujet essentiel remonte à la lecture du lumineux ouvrage de Pramoedya Ananta Toer (auteur indonésien) qu’est la Buru quartet (du nom de l’île où l’auteur, emprisonné, a créé cette fresque). Pour la petite histoire ce livre a été composé uniquement à l’oral et l’auteur s’est remémoré jour après jour son ouvrage, l’a partagé avec ses co-détenus avant de pouvoir enfin le rédiger par écrit lors de sa libération bien des années plus tard. Le héros de ce roman, Minke, un natif indonésien, va évoluer dans la société coloniale hollandaise et construire les prémices de l’indépendance de ce pays (à lire absolument). Parmi ses luttes, il utilisera le « pieds nus – chaussures » comme signe de distinction mais aussi de rébellion face aux colons.
Arrivé au Cambodge, je me suis rendu compte que l’ordre des choses s’était inversé. Ce sont dorénavant les autochtones qui mettent un point d’honneur à porter grosses chaussures en cuir et épaisses chaussettes alors que les ¾ de la communauté d’expat, ONG et autres épaves internationales élèvent la tong au rang de divinité du quotidien.
Le monde change, les signes s’inversent et pour mon grand bonheur mes pieds s’aèrent...
Lundi 20 novembre 2006
1
20
/11
/2006
09:34
Guirlandes multicolores et scintillantes sur les grandes avenues de la capitale, ambiance de fête, effervescence et multiplication de la population par trois .. voici en quelques mots le ressenti à l’approche du 1er jour de la fête des eaux.
Vincent et moi avons profité du 1er jour du pont prolongé de la fête des eaux et de la fête de l’indépendance pour découvrir le spectable surprenant et amusant qu’est la course en pirogues sur le Tonlé Sap. Le spectacle s’est poursuivi la nuit au cours duquel nous avons pu regarder avec une cousine Nary et son mari Luc, les bateaux hauts en lumière représentant les différents ministères et aussi.. les sponsors.
Le lendemain nous nous sommes vite échappés de la foule pour aller découvrir un autre type de fêtes des eaux : ambiance plus conviviale, un air de kermesse… nous voilà arrivés à Siem Reap, ville aux portes des temples d’Angkor. Du haut de la belle terrasse d’un bar au bord de la rivière de Siem Reap, nous avons re-découvert les courses de pirogues. Ne restant qu’une demi journée et une nuit, nous nous sommes laissés tentés pour aller revoir les belles sculptures des artisans d’Angkor. Nous avons ensuite chinés dans le vieux marché, à la recherche d’anciennes boites de riz. Après un marchandage infructueux, nous sommes retournés à notre guesthouse pour y regarder depuis la terrasse un joli feu d’artifice. Ce n’était pas Halloween ni l’endroit mais nous avons goûté aux délicieuses spécialités à la citrouille locale, pour changer un peu de notre riz quotidien… Yummi !
3ème jour de la fête des eaux, et cette fois-ci c’était notre fête des eaux !! Nous avons embarqué depuis Siem Reap, pour nous rendre à Battabang, la ville au célèbre bâton perdu, pour un voyage de… 7 heures. 6h30 du matin, nous voici installés sur le toit du bateau avec Estelle, une amie de Phnom Penh et ses accolytes mais aussi avec nos kramas (tissu local à carreau multi-usage) et la crème solaire afin d’être armés contre le soleil. Une belle lumière, un calme paisible, de beaux paysages, des enfants joyeux de sauter à l’eau, une bande de mecs encore dans l’ambiance fêtes des eaux, en train de danser sur leur pirogue…quel ravissement d’être ici ! Avec l’impression d’avoir du temps et de prendre le temps (pas d’autre choix !). Après ce long voyage en bateau, nous étions ravis d’être (enfin) arrivés et de commencer la visite de la ville par la découverte de la cantine d’Estelle qui a vécu 2 ans à Battambang.
Quel contraste avec l’agitation quotidienne de Phnom Penh ! Battabang est la 2ème ville du pays, le grenier à riz du Cambodge où on se laisse facilement bercer par le rythme paisible et tranquille de la ville : quelques maisons coloniales et d’anciennes maison khmères traditionnelles bien conservées, une nature luxuriante et généreuse, une ballade « romantique » sur le bord de la rivière aux dires des cambodgiens et pour couronner le tout… de nombreux panneaux publicitaires « the taste of France » pour les cigarette d’Alain Delon !
Par Vanessa
-
Publié dans : apsara
2
-
Recommander
Lundi 20 novembre 2006
1
20
/11
/2006
09:16
Le week end dernier,je me suis intégrée au séminaire de Vincent à Sihanoukville, station balnéaire du Cambodge. Nous avons découvert une plage paradisiaque (Sokha beach pour ceux qui connaissent) qui m’a rappelé les îles en face à Sihanoukville que nous avions découvertes avec mes parents et mon frère en 2001, à ceci près qu’il n’y avait pas de dauphin.
Même Vincent, qui n’aime pas particulièrement passer du temps à la plage, a adoré ce petit coin de paradis : eau à 27°C, transparente, sable blanc, quelques arbres sous lesquels poser sa serviette et.. plouf dans l’eau.
Par Vanessa
-
Publié dans : apsara
4
-
Recommander
Vendredi 3 novembre 2006
5
03
/11
/2006
06:41
Le dernier week end, c’était chacun de son côté : Vanessa avec les étudiants du CIST pour un week end séminaire à Sianoukville au bord de la mer et moi sans trop de perspectives si ce n’est un week end tranquillou à Phnom Penh. C’était sans compter sur la proposition d’une de mes collègues d’aller visiter un temple pré-angkorien au sud de Phnom Penh, à côté de Takeo.
Dimanche matin, nous voilà donc partis (on devait être à peu près 8) pour Takeo en bus après un petit déjeuner français (pain au chocolat, tartines). Déjà le bonheur quoi !
Les 2 heures prévues du voyage se sont transformées en quatre (réfection d’un pont oblige) et à peine arrivés nous avons commencé les négociations pour le clou de la ballade : un circuit en bateau au milieu des inondations pour rejoindre le temple. Une heure plus tard, passée en allers et venues pour stimuler la négociation et en pause déjeuner dans une des gargotes du bord de l’eau, nous voilà partis sur une de ces barcasses. Moment bien amusant car le pilote poussait à fond son moteur et la moindre vague produisait sa sensation.
Le temple situé sur une colline offrait un superbe point de vue sur la région inondée. Visite et détente à regarder les enfants perchés dans les arbres. Le soir, retour en taxi avec pour spectacle le coucher du soleil sur les rizières. Ballade agréable avec des gens agréables dans des paysages agréables. Il ne manquait que Vanessa pour que la journée soit vraiment agréable!
Par Vincent
-
Publié dans : apsara
1
-
Recommander
Vendredi 3 novembre 2006
5
03
/11
/2006
06:38
Cette histoire commence à la station de metro « Bibliothèque » sur la ligne 14. Le quai y est parsemé, de ci de là, de quelques citations. J’avais pris l’habitude d’attendre le métro, non pas dans une position qui me permettrait d’atteindre plus vite ma correspondance, mais plutôt devant une citation d’Henri Michaux « Ne pesez pas plus qu’une flamme et tout ira bien ». Cette phrase, après une journée de boulot, me faisait du bien. De la vraie poésie quoi : une force capable en quelques mots d’éclabousser tout le reste. Et puis quel sentiment de légèreté après des réunions, des présentations, des dossiers qui ne cherchent, la plupart du temps, qu’à donner de la pesanteur à la futilité.
Mais revenons à Henri Michaux. J’ai toujours bien aimé cet auteur. Plusieurs boulots, écrivain suite à un paris et puis peintre aussi, un des précurseurs/représentants du tachisme. Bon, j’avoue que la fin de l’histoire est un peu moins gaie : suicide. Je regrette encore un peu de ne pas avoir levé la main un jour à Drouot alors qu’une de ces toiles étaient en vente. Mais, à quoi bon s’encombrer encore de peintures quand on a plus de murs pour les mettre ! Et puis ce n’était pas donné non plus.
Mais pourquoi ce long préambule autour de cet auteur ? Hier je suis allé faire un tour au centre culturel français de Phnom Penh et je suis tombé sur un de ses livres « Un barbare en Asie » : synthèse de ses impressions de voyage à l’époque où il était marin. Peu importe le fond, les erreurs de jugement, quelques raccourcis, oui peu importe car au détour de ce livre, miracle de la lecture, avoir le sentiment, pendant un instant, de toucher l’essentiel.
Par Vincent
-
Publié dans : apsara
0
-
Recommander
Commentaires